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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 13:10

Un jeune héro frappé *aïe* par une malédiction, et le Monster World est en effervescence. De puissants dragons, et de nombreuses créatures peuplent le pays : dôté de votre arsenal, et balloté entre les différentes métamorphoses, partez à la conquête d’un trésor inestimable. Et ce ne sont sûrement pas les nombreuses zones, la variété globale, et la réalisation au poil qui viendront freiner le plaisir de cette aventure intemporelle : Sega frappe un grand coup *aïeuuuuh* avec ce nouvel épisode. À prescrire contre la morosité et l’ennui.

Maxou’s Review #5 Wonder Boy 3 – The Dragon’s Trap (Master System)

Pour ce cinquième test, nous allons nous attaquer à du lourd. Wonder Boy III – The Dragon’s Trap, paru en 1989 en Europe, notamment sur Master System. Développé par West One pour Sega.

Historique : le tout premier Wonder Boy est paru en 1986 dans les salles, 1987 sur Master System. Il est clairement typé arcade.

 

Suit, en 1988, Wonder Boy in Monsterland, second épisode et premier opus de la série Monster World, plus caractérisé action/rpg.

 

Puis, vient le titre qui nous intéresse : Wonder Boy III – The Dragon's Trap. Cet épisode est la suite directe de Wonder Boy in Monster Land. C’est le troisième Wonder Boy, et le deuxième de la série Monster World.

 

Suivra Wonder Boy – The Dragon’s Lair : quatrième jeu, et second de la série arcade ; 1988 en salles, 1990 sur consoles.

 

Puis Wonder Boy (V) – In Monster World (III) en 1991.

 

Sans parler du sixième épisode, le quatrième – aggrhnkgneegknee Monster World IV, réservé au japon en 1994 sur Megadrive.

 

Un presque bazar vidéoludique de même appellation, mais scindé en deux thématiques distinctes : l’arcade (à l’avenir compromis), et l’aventure.

Maxou’s Review #5 Wonder Boy 3 – The Dragon’s Trap (Master System)

Monster World II… enfin Wonder Boy III, met en scène un jeune héro à la chevelure verdoyante, et en proie à une malédiction. Après avoir terrassé le dragon Mecha, le preu chevalier se transforme… en lézard ! Impressionnant. Sa seule chance de recouvrer forme humaine : retrouver la croix de salamandre, détenue par un puissant ennemi du pays. C’est équipé de pas grand chose que l’aventure peut commencer.

 

Durant le jeu, vous devrez traverser diverses contrées : désert de sable et de lave, mer, jungle luxuriante, souterrains, etc. Chaque zone recèle un donjon (pyramide, châteaux, galion, etc.), au bout duquel vous devrez affronter le boss dragon : mecha, momie, zombie, pirate, samouraï, et vampire.

Maxou’s Review #5 Wonder Boy 3 – The Dragon’s Trap (Master System)

L’univers du jeu, s’il suit une trame « scénaristique » précise, n’est pas linéaire. Car vous pourrez vous rendre presque à votre guise dans chaque région de Wonder Boy III. Pour cela, il faudra parfois dégoter des objets spécifiques (clés, armes, etc.), et profiter de ce qui sert de ciment au jeu : la métamorphose.

Chaque fois que vous anéantirez un dragon boss, il vous lancera un sort qui modifiera votre apparence : lézard, souris, piranha, lion, et faucon. Si, au départ, vous n’avez aucun contrôle sur la métamorphose, vous découvrirez, en milieu de partie, des salles de transformation. Elles vous permettront, à loisir, de passer d’une espèce à l’autre.

Puisque chacune des formes est associée à une caractéristique précise, il sera nécessaire de vous en servir afin de progresser dans la partie. Vous pourrez alors explorer encore plus loin le jeu, et goûter à ce qui ressemblerait à un monde ouvert. Quelques aller-retour seront même obligatoires afin de débloquer certains accès. Il faudra réussir les quêtes principales qui se révêleront d’elles-même le moment opportun. Malgré tout, le jeu n’est pas un poil rébarbatif. Il faudra juste explorer un peu, afin de vous rendre là où il faut, et quand il le faut.

Maxou’s Review #5 Wonder Boy 3 – The Dragon’s Trap (Master System)

Le titre possède ce côté rpg qui a contribué à la qualité de son gameplay : un atout qui en fait plus qu’un simple jeu de plateformes. Ceci implique des stats évolutives, et différentes pour chaques formes : attaque, défense, charisme, et c’est déjà pas mal. Vous pourrez upgrader votre équipement en faisant des achats dans les nombreuses boutiques parsemées sur la route. Les armes, armures, et boucliers, correctement associés, permettent d’obtenir des effets bénéfiques diversifiés (plus d’argent, invincibilité, etc.). En plus, elles se révêlent bien utiles pour combattre avec plus de facilité les opposants, et protéger votre capital santé. Crédits infinis, sauf que vous recommencerez directement au village de base.

Les points de charisme vous serviront à faire du charme au cochon-qui-fume-et-c-est-pas-bien du magasin : pour révêler de nouvelles parures auxquelles vous n’aviez pas accès auparavant. Notons aussi la présence d’une infirmière qui restaurera votre santé contre des sous, et un cochon-curé – qui clope aussi – qui vous délivrera les précieux mots de passe pour reprendre votre aventure plus tard. Bien que le titre puisse se terminer d’une traite, sa durée de vie moyenne est de 5 heures. Pas très long, mais pas trop mal : non ?

Maxou’s Review #5 Wonder Boy 3 – The Dragon’s Trap (Master System)

Qui dit rpg, dit aussi magie. Toujours de la partie, fireballs, tornades, boomerangs, etc. Elles ne sont pas très puissantes, mais pourront quelques fois vous sauver d’un mauvais pas. À récolter durant la partie en détruisant vos ennemis, ainsi que les pièces d’or, les cœurs (petits et gros), potions, clefs, pierres de charme (bonus charisme)… Tout est centralisé dans un menu simple, assez ergonomique, et complet. Heureusement, car vous devrez souvent y faire un tour durant la partie.

Fouillez aussi votre environnement pour découvrir les coffres aux trésors. Certains contiennent des réserves de vie : une au départ, et jusqu’à huit à l’arrivée ; ne sous-estimez pas leur utilité, car si le jeu n’est pas difficile, le challenge évolue au fur et à mesure que la fin approche. Et certains ennemis pourraient vous surprendre. Pour terminer, sachez que le jeu propose trois classes d’assaillants en fonction de leur force : rouge, vert, et bleu. Même si le choix de la couleur nourrit la facilité de la répétition, le bestiaire reste varié, et adapté à son environnement.

Maxou’s Review #5 Wonder Boy 3 – The Dragon’s Trap (Master System)

La réalisation de Wonder Boy III est particulièrement intemporelle. Certes, on voit bien que c’est de la Master System, mais il est tellement bien réalisé qu’on en oublie parfois le support. Il faut dire aussi que le plaisir de jeu est tel (ambiance, univers, protagonistes) que la rejouabilité est très élevée : le soft propose ainsi une excellente durée de vie.

L’ensemble est bien dessiné ; décors, personnages, ennemis : tout s’intègre à merveille à l’écran. Belle palette de couleurs, et certains sprites sont énormes. L’animation ne faiblit jamais. Et les détails fourmillent souvent sur l’image.

 

La bande-son contribue également à apporter sa touche au plaisir de jeu. Musiques entraînantes, toujours en accord avec la thématique des différentes contrées. Les mélodies sont agréables, et assez nombreuses. Les bruitages ne dénotent pas, et sont adaptés à leur fonction. Enfin, la maniabilité reste accessible : on déplore juste devoir sauter sur la touche « pause » de la console pour accéder au menu, en risquant la touche « reset » de la première Master System. Astuce : possesseurs d’un second pad, branchez-le au deuxième port, et utilisez la croix directionnelle pour ouvrir le menu : c’est mieux.

Maxou’s Review #5 Wonder Boy 3 – The Dragon’s Trap (Master System)

Si la difficulté n’est pas très poussée, le jeu tire sa rejouabilité d’un gameplay au poil, et d’un dynamisme certain. Les différentes quêtes amènent à fouiller chaque recoin pour découvrir tous les objets. Le nombre de contrées promet une grande variété de jeu. Les mécanismes ont été étudiés avec soin. Le titre est réellement abouti sur de nombreux points. C’est d’autant plus important que, malgré son grand âge, Wonder Boy III n’a vraiment pas pris une ride. Sauf cette jaquette européenne : le sort s’acharne, c’est d’un laid… Ce détail mis à part, le titre amorce avec brio le tournant que va prendre la série des Monster World pour ses excellentes suites. Une grande aventure : ni plus, ni moins.

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Publié par Maxou - dans JEUX VIDÉO
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